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Vibe Coding Concept

Vibe Coding

Pratique cyborg où l'humain spécifie l'intention en langage naturel et l'IA produit la feature. Karpathy 2025. Distinct du compound engineering.

SFEIR AI · Mis à jour le 26 août 2026

Définition : déléguer l'exécution en langage naturel

Le Vibe Coding est une pratique nommée par Andrej Karpathy dans un message publié sur X en février 2025, pour décrire un mode de travail où le développeur ne code plus ligne à ligne, mais formule une intention en langage naturel et laisse l'IA générer la feature. La formulation d'origine est explicite sur le renoncement qu'elle suppose : « There's a new kind of coding I call "vibe coding", where you fully give in to the vibes, embrace exponentials, and forget that the code even exists. » Dans le vocabulaire ontologique : autonomie L3 (tâches entières déléguées), mode cyborg (intégration fluide humain-IA, sans frontière nette), locus goal-specification, granularité feature.

Le terme a connu une diffusion rapide, jusqu'à être élu mot de l'année 2025 par le dictionnaire Collins le 6 novembre 2025. Il a aussi glissé de sens : Karpathy visait des projets jetables, l'usage courant en a fait un synonyme de toute l'ingénierie assistée par IA, puis parfois un reproche. Karpathy a lui-même relativisé la portée de son message, qu'il a décrit après coup comme une pensée jetée en passant.

Différence avec le Compound Engineering : cyborg vs centaure

Ce qui distingue le Vibe Coding du compound engineering n'est pas l'autonomie de l'IA, les deux opérant en L3, mais le mode de collaboration. Le compound engineering est centaure : tâches séparées entre humain (planification, revue) et IA (exécution déléguée). Le Vibe Coding est cyborg : l'humain et l'IA pensent ensemble, en flux continu, sans handoff explicite. Le ressenti subjectif est différent, on ne supervise pas une IA, on raisonne avec elle.

Le profil du Vibe Coder et ses contextes d'usage

Le rôle qui pratique typiquement le Vibe Coding est le Vibe Coder. Périmètre tâche/feature, locus goal-specification, mais avec un curseur d'autonomie d'exécution IA modéré (l'humain reste impliqué en continu). Ce profil est très représenté chez les startups à fort levier où la vélocité d'expérimentation prime sur la rigueur architecturale, et moins adapté aux contextes enterprise où la traçabilité de la décision et la revue par les pairs sont indispensables.

Usage stratégique chez SFEIR : bornage et complémentarité

Pour SFEIR, le Vibe Coding est une pratique légitime mais bornée. Elle accélère la formulation d'idées en code, mais ne remplace pas le compound engineering ou le spec-driven development quand l'enjeu est la qualité de production, la conformité ou la maintenabilité. Le vrai usage stratégique : prototypage rapide, exploration UX, débroussaillage avant industrialisation.

Questions fréquentes

Vibe Coding ou Compound Engineering — comment choisir ?

Selon le mode de collaboration souhaité. Cyborg (Vibe Coding) si vous voulez vitesse d'expérimentation et flux continu humain-IA, sans handoff. Centaure (Compound Engineering) si vous voulez rigueur de revue, traçabilité de la décision et qualité de production. Les deux sont en L3 d'autonomie d'IA.

Qui a forgé le terme, et quand ?

Andrej Karpathy, dans un message publié sur X en février 2025. Il l'a lui-même décrit rétrospectivement comme un message impulsif, écrit sans intention de fonder une catégorie. Le terme s'est répandu bien au-delà de ce qu'il visait.

Quelle est la formulation d'origine ?

« There's a new kind of coding I call "vibe coding", where you fully give in to the vibes, embrace exponentials, and forget that the code even exists. » Karpathy y décrivait des projets jetables, pas une méthode de production.

Le sens du terme a-t-il changé ?

Oui. D'une pratique assumée pour projets jetables, il est devenu un terme générique désignant toute l'ingénierie assistée par IA, puis parfois un reproche adressé à du code produit sans relecture. Ce glissement explique une bonne part des malentendus.

Le terme est-il reconnu hors du milieu technique ?

Oui. Le dictionnaire Collins en a fait son mot de l'année 2025, annoncé le 6 novembre 2025, et le définit comme l'usage de l'intelligence artificielle guidée par le langage naturel pour aider à l'écriture de code.

Sources

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