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SGBD relationnel libre sous licence PostgreSQL, né du projet POSTGRES de Berkeley (1986). Cible par défaut des migrations de bases propriétaires à SFEIR.

SFEIR AI · Publié le 20 octobre 2026

Un SGBD relationnel libre, quarante ans de développement

PostgreSQL est un système de gestion de bases de données relationnel et objet, libre, publié sous la licence PostgreSQL, que le projet décrit comme « similar to the BSD or MIT licenses » : utiliser, copier, modifier et distribuer le logiciel pour tout usage, sans redevance ni accord écrit, à condition de conserver la mention de droits d'auteur. Le PostgreSQL Global Development Group, qui le maintient, écrit n'avoir aucun projet de changer de licence.

L'implémentation du projet POSTGRES commence en 1986 à l'université de Californie à Berkeley, sous la direction de Michael Stonebraker et avec le financement de la DARPA. En 1994, Andrew Yu et Jolly Chen y ajoutent un interpréteur SQL : le logiciel sort sur le web sous le nom Postgres95. En 1996, le projet prend le nom PostgreSQL et reprend la numérotation à 6.0, dans la suite des versions de Berkeley.

Le moteur maintient la cohérence par MVCC (Multiversion Concurrency Control) : chaque requête voit un instantané des données, et la documentation résume la conséquence en une phrase, « reading never blocks writing and writing never blocks reading ». Les index, les types de données et les fonctions s'étendent par des API définies, ce qui a produit un écosystème d'extensions, dont pgvector pour la recherche vectorielle. Au 20 octobre 2026, la page officielle revendique la conformité à au moins 170 des 177 fonctionnalités obligatoires du noyau SQL:2023.

Versions : une majeure par an, cinq ans de support

Le projet publie une version majeure par an, à l'automne depuis 2017, et des versions mineures correctives au moins tous les trois mois ; chaque version majeure est maintenue cinq ans. La dernière version majeure publiée est PostgreSQL 18, sortie le 25 septembre 2025 et maintenue jusqu'au 14 novembre 2030. Elle apporte un sous-système d'entrées-sorties asynchrones, la fonction uuidv7(), les colonnes générées virtuelles par défaut, l'authentification OAuth 2.0, la conservation des statistiques du planificateur lors d'une montée de version majeure, et déprécie l'authentification md5. Au 20 octobre 2026, PostgreSQL 19 est en release candidate (RC 1 du 15 octobre 2026), avec une disponibilité générale annoncée pour le 19 novembre 2026 sauf report ; PostgreSQL 14 cesse d'être corrigée le 12 novembre 2026.

La cible par défaut d'une modernisation

Quand SFEIR sort une application d'une base propriétaire, PostgreSQL est la cible par défaut : libre et sans redevance, accessible depuis tous les langages, les ETL et les outils de BI, opéré en service managé par tous les grands clouds. Le cas le plus fréquent en 2026 est WinDev : les données quittent HFSQL par migrations à blanc successives, chacune suivie d'un rapport de conformité, puis l'application WinDev d'origine tourne sur PostgreSQL par les accès natifs pendant la réécriture, ce qui simplifie la comparaison des écritures dans le golden master inversé (migrer les données HFSQL vers PostgreSQL).

Le socle de données se choisit avant le langage : Java/Spring, .NET, TypeScript ou Flutter se décident sur les contraintes du SI, PostgreSQL reste commun aux quatre (choisir sa stack cible). La même logique vaut hors WinDev : un plan de sortie du cloud (Design to Exit) préfère les bases open source managées, PostgreSQL en tête, aux moteurs propriétaires d'un seul fournisseur (migrer vers le cloud en 2026).

Service managé sur Google Cloud : Cloud SQL et AlloyDB

Sur Google Cloud, deux services exécutent PostgreSQL. Cloud SQL pour PostgreSQL est, selon sa documentation, « a fully managed relational database service for MySQL, PostgreSQL, and SQL Server » : Google prend en charge les sauvegardes, la réplication et les mises à jour de maintenance du système et du moteur. Il couvre la plupart des applications de gestion migrées. AlloyDB pour PostgreSQL est « a fully managed, PostgreSQL-compatible database service » : une application s'y connecte avec les protocoles PostgreSQL standard, mais l'architecture sépare calcul et stockage, qui montent en charge indépendamment, et un moteur colonnaire accélère les requêtes analytiques. AlloyDB AI intègre l'extension vector pour les embeddings ; AlloyDB Omni est l'édition téléchargeable du moteur, à exécuter sur son propre environnement Linux. Le choix entre les deux se fait sur le workload mesuré du client : Cloud SQL d'abord, AlloyDB quand l'analytique ou le volume transactionnel l'exige.

PostgreSQL et l'IA : la recherche vectorielle avec pgvector

L'extension pgvector ajoute à PostgreSQL le stockage et la recherche de similarité de vecteurs, « Store your vectors with the rest of your data » selon son dépôt GitHub : recherche exacte ou approximative des plus proches voisins, distances L2, produit scalaire, cosinus, L1, Hamming et Jaccard, index HNSW (graphe multicouche, meilleur rappel, construction plus longue) ou IVFFlat (listes, construction plus rapide, moins de mémoire). Elle est publiée sous la licence PostgreSQL et prend en charge PostgreSQL 13 et suivants. Pour un système RAG d'entreprise, elle garde les embeddings dans la base qui porte déjà les données métier, avec les mêmes transactions, sauvegardes et droits d'accès.

Hébergement en Europe

Scaleway opère une offre « Managed Database for PostgreSQL and MySQL » dans ses régions de Paris, Amsterdam et Varsovie (page produit relevée le 20 octobre 2026). Le moteur étant libre, le schéma et les outils restent les mêmes chez un hébergeur européen, sur Google Cloud ou sur un serveur du client, ce qui fait de PostgreSQL une pièce ordinaire d'un plan Design to Exit.

Questions fréquentes

Quelle est la licence de PostgreSQL ?

La licence PostgreSQL, que le projet compare aux licences BSD et MIT : utilisation, copie, modification et distribution libres, pour tout usage, sans redevance ni accord écrit, à condition de conserver la mention de droits d'auteur. Le PostgreSQL Global Development Group écrit n'avoir aucun projet de changer de licence.

Quelle est la dernière version de PostgreSQL ?

PostgreSQL 18, publiée le 25 septembre 2025 et maintenue jusqu'au 14 novembre 2030. Au 20 octobre 2026, PostgreSQL 19 est en release candidate (RC 1 du 15 octobre 2026) et sa disponibilité générale est annoncée pour le 19 novembre 2026, sauf report. Le projet sort une version majeure par an et maintient chacune cinq ans.

Quelle différence entre Cloud SQL pour PostgreSQL et AlloyDB ?

Cloud SQL exécute PostgreSQL en service managé : Google gère sauvegardes, réplication et correctifs. AlloyDB est un service compatible PostgreSQL à l'architecture différente : calcul et stockage séparés, moteur colonnaire pour l'analytique, extension vector intégrée via AlloyDB AI, et une édition Omni à exécuter chez soi. SFEIR part de Cloud SQL et passe à AlloyDB sur mesure du workload.

Pourquoi PostgreSQL est-il la cible d'une migration depuis HFSQL ?

Parce qu'il est libre et sans redevance, accessible depuis tous les langages, les ETL et les outils de BI, et opéré en service managé par tous les grands clouds. Dans une migration WinDev, les données quittent HFSQL par migrations à blanc avec rapport de conformité, et l'application d'origine tourne sur PostgreSQL pendant la réécriture, ce qui facilite les tests de non-régression.

Peut-on faire de la recherche vectorielle dans PostgreSQL ?

Oui, avec l'extension pgvector, publiée sous la licence PostgreSQL : stockage de vecteurs, recherche exacte ou approximative des plus proches voisins, index HNSW ou IVFFlat, six mesures de distance. Elle fonctionne sur PostgreSQL 13 et suivants, et AlloyDB l'intègre via AlloyDB AI.

Sources

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