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Plateforme de développement agentique de Google (application, CLI agy, IDE, SDK), lancée le 18 novembre 2025. Gemini partout, Claude 5.5 en payant.

SFEIR AI · Publié le 16 septembre 2026 · Mis à jour le 28 octobre 2026

L'application, la CLI, l'IDE et le SDK de Google pour le développement agentique

Google a ouvert Antigravity en preview publique le 18 novembre 2025, le jour du lancement de Gemini 3, gratuitement pour les particuliers sur macOS, Windows et Linux. L'IDE est un fork fortement modifié de Visual Studio Code (la filiation exacte, VS Code directement ou Windsurf, lui-même dérivé de VS Code, fait débat). Le 19 mai 2026, à Google I/O, Antigravity 2.0 arrive sous la forme d'une application de bureau autonome, sans éditeur (« there is no IDE », écrit l'équipe), où l'agent principal définit et invoque des sous-agents, où les hooks se déclarent en JSON, où des tâches planifiées déclenchent des agents et où les conversations se regroupent par projet. La même annonce ajoute une CLI écrite en Go, commande agy, et un SDK pour construire ses propres agents sur le harnais de Google. Au 22 octobre 2026, la documentation distingue cinq surfaces : l'application, la CLI, l'IDE, les extensions (VS Code, Visual Studio, JetBrains, Zed, Xcode) et le SDK.

Le 19 mai 2026 toujours, Google annonce le remplacement de Gemini CLI par Antigravity CLI pour les comptes individuels. Le 18 juin 2026, l'équipe Gemini CLI confirme : « Gemini CLI has stopped serving requests for Google AI Pro, Google AI Ultra, and free tier individual accounts. » Les licences Gemini Code Assist Standard et Enterprise et les clés API payantes continuent d'y accéder ; le dépôt reste sous Apache 2.0 et publiait sa version 0.65.0 le 20 octobre 2026.

Dans l'IDE, l'Editor View reprend le workflow synchrone habituel, complétion et commandes en ligne, et l'Agent Manager sert à lancer, orienter et observer plusieurs agents qui travaillent de façon asynchrone sur plusieurs espaces de travail, avec accès à l'éditeur, au terminal et à un navigateur Chromium intégré. Au lieu d'exposer leurs appels d'outils, les agents rendent des artefacts vérifiables (listes de tâches, plans d'implémentation, captures d'écran, enregistrements de navigation), que le développeur commente à la manière d'un Google Docs ; l'agent garde une base de connaissances interne de ses travaux passés.

La CLI agy : binaire fermé, fichiers de contexte ouverts

La CLI s'installe par un script (antigravity.google/cli/install.sh sur macOS et Linux, un équivalent PowerShell ou CMD sur Windows) qui dépose le binaire agy dans ~/.local/bin. Google n'en publie pas le code source : les conditions additionnelles d'Antigravity renvoient aux conditions d'utilisation de Google, dont la licence logicielle est personnelle, non exclusive et incessible, et interdit de copier, modifier ou distribuer le logiciel. Pour les comptes individuels, Gemini CLI, dont le code est public sous Apache 2.0, est donc remplacé par un binaire fermé. Claude Code est distribué de la même façon ; Codex CLI (Apache 2.0) et OpenCode (MIT) restent ouverts.

Les fichiers de contexte que la CLI lit sont des formats partagés avec les autres agents de code. Elle charge GEMINI.md ou AGENTS.md dans le répertoire courant et ses parents jusqu'à la racine, les règles de .agents/rules/*.md, et un fichier global dans ~/.gemini/. Les skills suivent le format SKILL.md d'agentskills.io, présenté comme « an open standard for extending agent capabilities », dans .agents/skills/ pour le projet. Les serveurs MCP se déclarent dans mcp_config.json (projet sous .agents/, global sous ~/.gemini/config/), en stdio ou en HTTP streamable. Les hooks, dans hooks.json, couvrent six événements : SessionStart, PreToolUse, PostToolUse, PreInvocation, PostInvocation et Stop. La commande agy plugin import gemini convertit les extensions de Gemini CLI en plugins, ses commandes en skills et reprend ses serveurs MCP.

Les permissions se règlent par listes allow, ask et deny, évaluées dans l'ordre « Deny > Ask > Allow », avec des règles de la forme command(git) ou write_file(.git/). Dans la CLI, toute action non configurée (commande, MCP, URL, fichier hors espace de travail) demande confirmation. Sur macOS et Linux, les commandes tournent par défaut dans un bac à sable bâti sur les primitives du système (profils Seatbelt via sandbox-exec sur macOS, namespaces du noyau sur Linux), limité à l'espace de travail et aux répertoires temporaires, sans réseau. Windows garde l'ancienne grille de permissions (listes Deny, Ask, Allow sans préréglages) et un bac à sable en preview, à activer à part, avec l'option « Proceed in Sandbox » qui laisse passer les commandes isolées sans approbation ; la documentation n'en nomme pas le mécanisme.

Les modèles au 22 octobre 2026

La documentation « Choose a model », relevée le 22 octobre 2026, distingue quatre paliers : Free et Google AI Plus, Google AI Pro, Google AI Ultra et Enterprise. Gemini 3.8 Flash est le seul modèle servi partout. Gemini 4 Argon est réservé aux abonnements Pro payants (hors essai), à Ultra et à Enterprise, et absent de l'IDE (disponible dans l'application, la CLI et les extensions). Gemini 3.7 Flash, 3.6 Flash et 3.1 Pro ne restent qu'en Enterprise. Claude Sonnet 5.5 et Opus 5.5, en mode thinking, sont servis sur Pro payant, Ultra et Enterprise. Claude Sonnet 4.6, Claude Opus 4.6 et GPT-OSS-120b restent sur Free et Plus et sur Pro (GPT-OSS-120b aussi sur Ultra), avec une date de retrait inscrite dans la page : le 2 novembre 2026.

Le tableau de septembre, où les modèles tiers s'arrêtaient à la porte du palier Enterprise, n'est plus celui d'octobre. La page Enterprise liste Claude Sonnet 5.5 et Opus 5.5 au côté des Gemini, à deux conditions : l'administrateur les active dans la console Google Cloud, et ils sont facturés au token, les modèles Gemini d'arrière-plan (gestion du contexte, résumés) continuant de consommer des tokens Google. Pour une DSI, le choix de modèle existe désormais en entreprise, mais il passe par une décision d'administration et une ligne de facturation distincte.

Au lancement de la 2.0, Google indiquait que Gemini 3.5 Flash, modèle de la plateforme à cette date, dépassait Gemini 3.1 Pro sur les benchmarks de code et d'agentique. Le chiffre vient de l'éditeur ; aucune mesure indépendante n'est reprise ici.

Le harnais comme point de contrôle

Le 14 septembre 2026, Business Insider (Hugh Langley) révèle que Google ouvre Claude Opus 5 à l'ensemble de ses ingénieurs, uniquement à l'intérieur d'Antigravity et avec un quota par utilisateur. Claude Code en autonome et Codex d'OpenAI restent interdits. Un porte-parole résume la ligne : « Gemini remains our primary and foundational model for internal development, with third-party models available on a quota to support specialized use cases. »

La décision montre où Google place le contrôle. Antigravity porte les quotas, les règles d'usage et la trace des travaux ; le modèle appelé derrière peut changer sans que ce cadre bouge. Le harness engineering appelle harnais cette couche qui encadre le modèle et qui, dans une organisation, devient l'endroit où s'écrivent les règles. L'analyse détaillée de cette ouverture interne est dans l'article Google ouvre Claude Opus 5 à ses ingénieurs, et garde le harnais.

Questions fréquentes

Antigravity est-il gratuit ?

Oui pour les particuliers depuis la preview publique du 18 novembre 2025, sur macOS, Windows et Linux. Au 22 octobre 2026, le palier Free et Plus sert Gemini 3.8 Flash, Claude Sonnet 4.6, Claude Opus 4.6 et GPT-OSS-120b, ces trois derniers jusqu'au 2 novembre 2026. Gemini 4 Argon et Claude 5.5 demandent un abonnement Pro payant, Ultra ou Enterprise.

Antigravity remplace-t-il Gemini CLI ?

Oui pour les comptes individuels. Google l'a annoncé le 19 mai 2026 à Google I/O et, depuis le 18 juin 2026, Gemini CLI ne sert plus les comptes gratuits ni les abonnements Google AI Pro et Ultra. Les licences Gemini Code Assist Standard et Enterprise et les clés API payantes y accèdent toujours ; les autres passent à agy.

Antigravity CLI est-elle open source ?

Non. Google distribue agy en binaire, par script d'installation, sans publier son code source ; la licence est celle des conditions d'utilisation de Google, qui interdit de copier, modifier ou distribuer le logiciel. Gemini CLI, lui, reste sous Apache 2.0 et publiait encore une version le 20 octobre 2026.

Les modèles Claude sont-ils disponibles sur le palier Enterprise ?

Oui depuis la documentation relevée le 22 octobre 2026 : Claude Sonnet 5.5 et Opus 5.5 figurent sur le palier Enterprise, à condition que l'administrateur les active dans la console Google Cloud. Ils sont facturés au token, et les modèles Gemini d'arrière-plan consomment des tokens Google en plus. Claude 4.6 et GPT-OSS-120b n'y sont pas servis.

Quels fichiers de contexte la CLI lit-elle ?

GEMINI.md ou AGENTS.md dans le répertoire courant et ses parents, les règles de .agents/rules/, un fichier global sous ~/.gemini/, les skills au format SKILL.md dans .agents/skills/, les serveurs MCP de mcp_config.json et les hooks de hooks.json. Un dépôt outillé pour Claude Code ou Codex via AGENTS.md se pilote donc avec agy sans réécriture.

Sources

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