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Hermes Agent Technologie

Hermes Agent

Agent personnel autonome open source (MIT) de Nous Research, auto-hébergeable, agnostique du modèle, qui accumule mémoire et skills au fil des sessions.

SFEIR AI · Publié le 28 août 2026 · Mis à jour le 22 octobre 2026

Un agent qui garde ce qu'il apprend

Hermes Agent est un agent d'IA autonome publié par Nous Research sous licence MIT. Il s'auto-héberge et ne dépend d'aucun fournisseur de modèle en particulier : sa documentation d'architecture compte « 18+ providers » et trois modes d'API (chat completions, réponses Codex, messages Anthropic), ce qui couvre aussi bien les API commerciales que Nous Portal ou une instance locale compatible OpenAI servie par Ollama ou vLLM. Sa FAQ officielle affirme l'absence de télémétrie ; conversations, mémoire et skills restent dans le répertoire de l'utilisateur.

Sa particularité tient à la distinction qu'il maintient entre deux persistances. La mémoire stocke des faits ; les skills stockent des procédures, rappelées quand l'agent rencontre une tâche voisine. Les deux survivent aux sessions, ce qui est le sens de la promesse « the agent that grows with you » : un capital d'exécution réutilisable, pas seulement une boucle d'outils.

Nous Research ne le présente pas comme un agent de code. Au 22 octobre 2026, la page d'accueil liste ses surfaces, Telegram, Discord, Slack, WhatsApp, Signal, l'e-mail et le terminal (« One agent, one memory, every surface »), des applications de bureau Linux, macOS et Windows, des tâches planifiées en langage naturel, la navigation web et cinq backends d'exécution (local, Docker, SSH, Singularity, Modal ; l'index de la documentation en compte sept, avec Daytona et Vercel Sandbox). Il écrit et exécute du code, mais son périmètre est celui d'un assistant personnel. Le logiciel est gratuit ; Nous Portal, la passerelle d'abonnement de Nous Research, affiche à la même date un palier gratuit et des formules à 20, 100 et 200 dollars par mois avec crédits, l'usage de ses propres clés ou d'un modèle auto-hébergé restant possible. En octobre 2026, Nous Research annonce une levée de 90 millions de dollars (NVIDIA, M12 de Microsoft, Samsung, Robot Ventures, Union Square Ventures, Y Combinator, Menlo Ventures, entre autres) et une offre Hermes Business ; le billet ne donne ni nom de tour ni valorisation.

Une cadence trop rapide pour être figée

Le dépôt public est créé le 22 juillet 2025. La page des releases de nousresearch.com date Hermes Agent du 25 février 2026, et le billet de levée de fonds d'octobre 2026 le confirme : « We released Hermes Agent with an MIT license this past February. » Sur GitHub, la première version taguée, v0.2.0 du 12 mars 2026, se présente dans ses notes comme « First tagged release since v0.1.0 (the initial pre-public foundation) » : 216 pull requests fusionnées en deux semaines, 63 contributeurs, un client MCP natif (stdio et HTTP) et une passerelle de messagerie multi-plateformes. Au 22 octobre 2026, la page des releases en compte 43, dont 30 au 28 août, soit plusieurs par mois. Aucun numéro de version courante n'est donc utile sur cette page : il se périme en jours. La page des releases du dépôt officiel fait foi.

Le compteur d'étoiles GitHub est dans le même cas, avec une difficulté supplémentaire : les valeurs qui circulent dans les comparatifs vont de quelques dizaines de milliers à cent trente mille, chacune vraie à sa date. Plutôt que d'arbitrer entre elles, ce chiffre se mesure : l'API publique de GitHub renvoyait 237 546 étoiles le 28 août 2026 et 256 042 étoiles et 55 874 forks le 22 octobre 2026 (appel à api.github.com/repos/NousResearch/hermes-agent). La mesure est reproductible, et c'est ce qui la rend citable.

Ce que la sécurité documentée couvre

La page « Security » de la documentation décrit un contrôle des commandes : chaque commande est comparée à une liste de motifs dangereux (suppressions récursives, mkfs, dd, DROP SQL, curl | sh), le mode par défaut smart confie l'arbitrage des cas incertains à un modèle auxiliaire, et sans réponse dans le délai « the command is denied by default (fail-closed) ». Une liste de blocage dure refuse rm -rf / et les fork bombs sans possibilité de dérogation ; le mode YOLO, lui, « bypasses all dangerous command approval prompts for the current session ». Une liste d'exclusion en écriture protège ~/.ssh/ et les secrets, la variable HERMES_WRITE_SAFE_ROOT cantonne les écritures à des répertoires choisis, et la protection SSRF est toujours active. Côté accès, la FAQ cite les listes d'autorisation par identifiant d'utilisateur et l'appairage en message privé. La documentation précise aussi que ces contrôles de commandes sont désactivés sur les backends en conteneur (Docker, Singularity, Modal), le conteneur devenant la frontière de sécurité, et borne la portée de la liste d'exclusion : « The denylist reduces accidental damage and gives models a clear stop signal; it does not sandbox a hostile or compromised agent. »

L'audit indépendant d'avril 2026 et les trois CVE

Un audit indépendant existe, que l'éditeur n'a pas commandé. Le 11 avril 2026, le chercheur @Anic888 publie dans l'issue n° 7826 du dépôt une revue statique de la v0.8.0 (812 fichiers Python, environ 364 000 lignes). Son résumé : « No malware or data exfiltration found. The code is well-intentioned. But the default security posture is ALLOW-ALL. » Il relève quatre constats critiques et neuf élevés en configuration par défaut : exécution shell sans restriction sur le backend local, lecture de tout le système de fichiers sans liste d'exclusion, approbations sautées dès qu'un conteneur est utilisé, skills persistantes créées par l'agent sans bac à sable. Au 22 octobre 2026, l'issue est toujours ouverte, sans commentaire des mainteneurs. Les notes de la v0.9.0, publiée le 13 avril, listent un lot de durcissements (traversée de chemin, injection d'arguments Git, redirections SSRF) sans citer l'issue.

Au bilan de la Cloud Security Alliance du 4 mai 2026, trois CVE avaient suivi, aucune ne reprenant les constats de l'audit. CVE-2026-7396 (traversée de chemin dans l'adaptateur WeChat Work, v0.8.0) et CVE-2026-7397 (suivi de lien symbolique dans file_tools.py, v0.8.0, corrigée en v0.9.0) sont publiées par VulDB le 29 avril 2026 avec des scores CVSS 4.0 de 6,9 et 4,8, soit une gravité moyenne. CVE-2026-6829 vise hermes-webui, une interface web tierce maintenue par nesquena, pas le dépôt de Nous Research. La note de la CSA rappelle que les constats de l'audit ne portent « currently » aucun identifiant CVE. Le flux ne s'est pas arrêté là : au 22 octobre 2026, la NVD recense 39 CVE pour NousResearch hermes-agent, toutes attribuées par VulDB, 23 de gravité faible et 16 moyenne, aucune au-dessus de 6,9 en CVSS 4.0, la dernière publiée le 3 septembre 2026 ; CVE-2026-9367 (24 mai 2026), par exemple, vise une injection de commande dans la détection des commandes dangereuses de approval.py.

Les jugements comparatifs qui circulent (meilleure posture par défaut face à OpenClaw, gouvernance mieux documentée, dette de sécurité chez le concurrent) restent des avis de praticiens : au 22 octobre 2026, l'éditeur n'a publié ni audit commandé, ni modèle de menace formel, ni avis de sécurité. Une entreprise part de l'issue 7826 et de la page « Security », puis refait sa propre évaluation.

Questions fréquentes

Qui édite Hermes Agent et sous quelle licence ?

Nous Research, sous licence MIT : la FAQ du site officiel l'écrit (« free and open source under the MIT license ») et les métadonnées de l'API GitHub le confirment au 22 octobre 2026. Le logiciel est gratuit ; s'ajoutent les coûts d'inférence du fournisseur choisi, ou l'abonnement Nous Portal (palier gratuit, puis 20, 100 et 200 dollars par mois).

Hermes Agent est-il un agent de code ?

Pas principalement. Nous Research le présente comme un agent personnel qui tourne sur le terminal, les messageries (Telegram, Discord, Slack, WhatsApp, Signal, e-mail) et des applications de bureau, avec mémoire persistante, skills apprises et tâches planifiées. Il exécute du code et pilote un terminal, mais son champ dépasse celui d'un agent de code.

Faut-il un modèle particulier pour le faire tourner ?

Non. La documentation d'architecture compte plus de 18 fournisseurs et trois modes d'API (chat completions, réponses Codex, messages Anthropic), Nous Portal et les API commerciales comprises, ainsi que tout point d'accès local compatible OpenAI, servi par Ollama ou vLLM. C'est ce qui permet de l'exécuter entièrement sur une infrastructure maîtrisée, avec un modèle à poids ouverts.

Quelle est la version courante ?

Cette page ne la publie pas volontairement : le dépôt compte 43 releases au 22 octobre 2026 depuis la v0.2.0 du 12 mars 2026, soit plusieurs par mois. La page des releases du dépôt officiel est la seule référence qui ne se périme pas.

Hermes Agent a-t-il été audité ?

Oui, de façon indépendante et non commandée : le 11 avril 2026, @Anic888 a publié dans l'issue GitHub n° 7826 une revue de la v0.8.0 relevant quatre constats critiques et neuf élevés en configuration par défaut, sans logiciel malveillant ni exfiltration. Au 22 octobre 2026, la NVD recense 39 CVE sur le projet, de gravité faible ou moyenne.

Que retient-il d'une session à l'autre ?

Deux choses distinctes : une mémoire, qui stocke des faits, et des skills, qui stockent des procédures en Markdown, rappelées face à une tâche voisine et que l'agent peut créer lui-même. Les deux persistent localement, dans le répertoire de l'utilisateur, sans remontée de télémétrie selon la FAQ officielle, et suivent l'utilisateur d'une surface à l'autre.

Sources

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