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Pi (agent de code)

Harnais d'agent de code minimal créé par Mario Zechner : quatre outils par défaut, extensions écrites par l'agent, licence MIT, propriété d'Earendil.

SFEIR AI · Publié le 29 septembre 2026

Quatre outils par défaut et un prompt système court

Pi est un harnais d'agent de code en terminal, écrit en TypeScript et publié sous licence MIT. Le site pi.dev le décrit comme « a minimal agent harness ». La documentation des réglages fixe la liste des outils activés au démarrage : read, bash, edit, write. Les autres outils intégrés (powershell, grep, find, ls) se réveillent à la demande, par un simple +grep dans le fichier de réglages.

Armin Ronacher a résumé ce parti pris le 31 janvier 2026 : « First of all, it has a tiny core. It has the shortest system prompt of any agent that I'm aware of and it only has four tools: Read, Write, Edit, Bash. » Le comparatif publié par Composio le 21 août 2026 mesure un surcoût de contexte (prompt système et définitions d'outils) inférieur à 1 000 tokens par requête, contre environ 6 900 pour OpenCode. Un seul évaluateur, trente tâches : un indice, pas un verdict.

Pi se connecte à plus de quinze fournisseurs et à des centaines de modèles (Anthropic, OpenAI, Google, Bedrock, Mistral, OpenRouter, Ollama…), avec changement de modèle en cours de session. Il s'utilise en quatre modes : interactif, print/JSON pour les scripts, RPC (JSON sur stdin/stdout) et SDK pour l'embarquer dans une application. Les sessions sont stockées en arbre : on revient à n'importe quel message, on crée une branche et on continue.

Un agent qui écrit ses propres extensions

Une extension Pi est un module TypeScript qui accède aux outils, aux commandes, aux événements et à l'interface terminal. Le dépôt en fournit plus de cinquante exemples : sous-agents, mode plan, portes de permission, protection de chemins, exécution SSH, bac à sable. Ronacher formule la règle du jeu : « Pi's entire idea is that if you want the agent to do something that it doesn't do yet, you don't go and download an extension or a skill or something like this. You ask the agent to extend itself. » Le même jour, il l'écrivait sur X : « The future is software writing its own software. Which is why I'm so in love with Pi: a coding agent that can extend itself :) »

Cette architecture a fait de Pi le moteur d'OpenClaw, l'agent personnel de Peter Steinberger, que le site pi.dev cite comme exemple d'intégration. Elle fait aussi de Pi un matériau plus qu'un produit : l'équipe qui l'adopte doit relire les extensions que l'agent produit, comme n'importe quel code.

Contexte partagé : AGENTS.md, CLAUDE.md, skills

La documentation de sécurité de Pi liste les fichiers de contexte chargés au démarrage : « Context files such as AGENTS.override.md, AGENTS.md, and CLAUDE.md load regardless of project trust unless you disable context loading. » Le prompt système se remplace par un fichier .pi/SYSTEM.md dans le projet, ou se complète par .pi/APPEND_SYSTEM.md. Pour les compétences : « Pi implements the Agent Skills specification », et il découvre les répertoires .agents/skills/ du projet et de ses ancêtres.

Un dépôt qui porte un AGENTS.md, un CLAUDE.md et des skills en Markdown se pilote donc avec Pi sans rien réécrire, comme avec Claude Code, Codex, OpenCode ou Goose. Faire cohabiter plusieurs harnais sur un même projet teste la qualité de ce contexte : si un second harnais met à jour le code aussi bien que le premier, le contexte versionné est bon, et l'actif est là, pas dans l'outil. Cette lecture est le fil de la série sur les harnais ouverts.

MCP : né sans, connecté aujourd'hui

En janvier 2026, Ronacher présentait l'absence de MCP comme un choix : « The most obvious omission is support for MCP. » Pi devait obtenir la même chose par des outils en ligne de commande documentés dans un README, ou par une extension écrite à la demande.

La documentation actuelle du dépôt décrit une connexion native : « Pi connects to Model Context Protocol servers over stdio or streamable HTTP and makes their tools available to the model. » Les serveurs se déclarent dans ~/.pi/agent/mcp.json ou dans .pi/mcp.json au niveau du projet, au format des autres clients MCP ; le fichier de projet n'est lu qu'après que le projet a été déclaré de confiance, puisqu'un serveur stdio exécute une commande. Le transport SSE historique n'est pas pris en charge.

Sécurité : aucune permission par défaut

La documentation pose le contrat sans détour : « Pi can read, change, and execute files with the permissions of the account that started it, and it does not ask for approval before every tool call. » Les extensions, les installateurs de paquets et les serveurs de langage héritent des mêmes droits. Le dépôt fournit un guide d'exécution en environnement isolé et présente le conteneur ou la machine virtuelle comme « usually the strongest practical option ».

Pour un usage professionnel, cela se traduit par une règle simple : Pi tourne dans un conteneur dédié, avec des secrets limités et un accès réseau contrôlé, et chaque extension de permission passe par une relecture avant d'être installée.

Propriété, licence et trajectoire

Mario Zechner, auteur du framework de jeux libGDX, a créé Pi comme projet personnel, d'abord publié sous badlogic/pi-mono. Le 8 avril 2026, dans un billet intitulé « I've sold out », il annonce rejoindre Earendil, la société fondée par Armin Ronacher, et y emmener Pi. Le billet fixe les engagements : « pi is MIT licensed. It will stay MIT licensed. You can use it, fork it, build products on top of it, sell those products. Nothing changes. » La protection passe par la marque, déposée par Earendil, et non par la licence. Deux niveaux commerciaux sont annoncés au-dessus du cœur MIT : des fonctions sous licence Fair Source, ouvertes après un délai, puis des fonctions entreprise et cloud propriétaires. Conclusion du billet : « And if you ever feel like we've lost the plot, the fork button on GitHub still works. Always will. »

Le dépôt vit désormais sous earendil-works/pi et les paquets npm sous @earendil-works (paquet principal @earendil-works/pi-coding-agent), à partir de la version 0.74.0 selon Wikipédia. Au 29 septembre 2026, l'API GitHub renvoie 110 309 étoiles et 14 031 forks pour un dépôt créé le 9 août 2025. Ces valeurs bougent chaque jour, elles mesurent l'attention et pas l'usage.

Questions fréquentes

Qui a créé Pi et à qui appartient-il ?

Mario Zechner, l'auteur de libGDX, a créé Pi comme projet personnel. Depuis le 8 avril 2026, Pi appartient à Earendil, la société fondée par Armin Ronacher ; Zechner y pilote les décisions sur Pi. Armin Ronacher n'en est pas le créateur, il en est un utilisateur et un promoteur, et le cofondateur de l'entreprise qui le possède.

Pi prend-il en charge MCP ?

Pi est né sans MCP, par principe : en janvier 2026, Armin Ronacher expliquait que Pi obtenait la même chose par des outils en ligne de commande ou des extensions. La documentation actuelle du dépôt décrit une connexion à des serveurs MCP en stdio ou HTTP streamable, configurée dans ~/.pi/agent/mcp.json ou .pi/mcp.json.

Pi lit-il les fichiers AGENTS.md et CLAUDE.md ?

Oui. La documentation de sécurité liste AGENTS.override.md, AGENTS.md et CLAUDE.md comme fichiers de contexte chargés au démarrage, et Pi implémente la spécification Agent Skills (répertoires .agents/skills/). Un dépôt outillé pour Claude Code ou Codex se pilote donc avec Pi sans réécriture.

Pi demande-t-il une confirmation avant d'exécuter une commande ?

Non. La documentation indique que Pi agit avec les droits du compte qui l'a lancé et ne demande pas d'approbation avant chaque appel d'outil. Des extensions de permission existent, à installer et relire soi-même ; le dépôt recommande le conteneur ou la machine virtuelle comme isolation la plus solide.

Sous quelle licence Pi est-il publié ?

MIT pour le cœur, engagement réitéré par Mario Zechner en avril 2026. Earendil a annoncé deux niveaux au-dessus : des fonctions sous licence Fair Source, publiées en open source après un délai, et des fonctions entreprise et cloud propriétaires. La marque Pi est déposée par Earendil.

Sources

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